Contre la réforme des retraites et la LPPR : le  5 mars, la recherche s'arrête
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Michel Kokoreff, avec Dominique Duprez (coord.) « Les émeutes urbaines : comparaisons internationales » Déviance et Société, vol.30, n°4, 2006, 116 p.


Extrait de l’introduction :

« Depuis vingt ans que la question des banlieues occupe le devant de la scène en France, que le monde des cités pauvres est observé, ausculté, disséqué par les chercheurs (sociologues, ethnologues, géographes, politistes, etc.), qu’on ne cesse d’étudier les conduites et les représentations des jeunes marginalisés ou exclus, les facteurs qui sont à l’origine de ces désordres urbains sont bien connus : chômage, précarité, échec scolaire, relégation, racisme… Dire cela ne signifie pas que nous n’avons rien appris que nous ne sachions déjà. Force est de constater, néanmoins, que la situation s’est durcie au cours de ces dernières années. On l’observe en ce qui concerne le rapport des populations aux institutions dont les rapports entre jeunes et forces de l’ordre sont emblématiques, mais d’autres phénomènes vont dans le même sens. C’est aussi la question des discriminations ethniques et raciales qui est devenue omniprésente, ce qui était loin d’être le cas dans les années 1980 lors des premières émeutes. Dès lors la question devient : en quoi ces violences d’une rare intensité ont-elles marqué l’échec des politiques publiques d’intégration mises en œuvre en France au cours des dernières décennies, tant en matière de logement et d’éducation que d’insertion professionnelle ou d’accès à la citoyenneté ? En quoi la révolte des émeutiers, réduits par les uns à des « délinquants », par les autres à des victimes sans voix ni revendications, prend-elle sens par rapport à ces processus ? [...] » Lire la suite

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24 mai 2006