Contre la réforme des retraites et la LPPR : le  5 mars, la recherche s'arrête
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Eleni Varikas, avec Martine Leibovici « Le paria. Une figure de la modernité », Tumultes, n° 21-22, 2003.


Présentation p.5
La difficulté durable éprouvée par nos démocraties à défendre leur propre fondement qu’est l’humanité comme source de droits universels, leur impuissance face aux atteintes à la diversité humaine, invitent à un réexamen des traditions de l’universalisme et des tensions qui le traversent. Conviant chacun, d’où qu’il vienne et quel qu’il soit, indépendamment de sa naissance, de son sexe, de ses croyances et de ses traditions, à se compter comme égal à tout autre, la définition moderne de l’humanité a été — est encore — émancipatrice ; mais dans la mesure où cette définition agit comme une norme dominante qui se fait passer pour l’universel, elle place des catégories entières d’individus dans une situation impossible. Ceux et celles dont l’appartenance de naissance est diffamée ou infériorisée sont appelés à devenir humains à condition qu’ils renient cette provenance et qu’ils deviennent des « parvenus » dans un monde qui méprise le groupe dont ils sont issus, « leurs » différences réelles ou imaginaires. [...] Lire la suite dans Cairn


 
10 mai 2003