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LEE Mi-ae - CRESPPA - UMR 7217-GTM

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Miae Lee
Cresppa-GTM
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75849 Paris cedex 17

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27 juin 2019

Mi-ae Lee

Docteure en sociologie


Domaines de recherche

  • Sociologie du travail
  • Migration/immigration des femmes sino-coréennes
  • Classes sociales
  • Division sexuelle du travail, travail reproductif/travail domestique
  • Care, employées de maison
 

Thèse soutenue

Mi-Ae Lee, Sortir de la chaîne du care. De travailleuses socialistes chaoxianzu (朝鮮族) à domestique migrantes en France, Corée du Sud et Chine, Thèse pour le doctorat de sociologie, sous la direction de Marc Bernardot et de Fatiha Talahite, Université Le Havre Normandie, 25 septembre 2018 - 438 p.

Cette thèse traite des effets de la migration sur le statut professionnel et social des travailleuses domestiques et des nouveaux rapports de subordination qui en découlent, analysés à l’intersection des rapports de genre, de classe et de « race ». Le but de cette recherche est d’aborder l’ordre hiérarchique de ces différents rapports et d’analyser les causes structurelles de la subordination. Les travailleuses migrantes chaoxianzu appartenaient à la classe symboliquement au pouvoir dans la Chine socialiste, en tant qu’ouvrières industrielles et agricoles. En examinant leur expérience de travail dans cinq villes de trois pays - France, Corée du Sud et Chine - nous analysons comment les conditions de travail de chaque société d’immigration affectent leur statut en tant que travailleuses. Les participantes à notre recherche vivent et perçoivent leur expérience de travail à la lumière de l’habitus professionnel de la Chine socialiste, basé sur la fierté en tant que travailleuses. Selon leur perception, dans la migration, elles ne changent pas pour un niveau hiérarchique et professionnel inférieur, mais souffrent, collectivement, de la position subalterne des travailleurs domestiques sans-papiers dans le référentiel de l’ordre hiérarchique de la société capitaliste. Plutôt qu’un travail trivial, elles perçoivent leur métier comme une somme de tâches nobles, physiques et émotionnelles. Elles s’inscrivent dans la chaîne globalisée du care. Mais, en s’interrogeant sur leur statut subalterne, elles remettent en cause la logique de reproduction de la hiérarchie sociale.

 

Publications

Articles scientifiques

  • LEE, Mi-ae, « Beyond the Care Chain : Korean-Chinese Chaoxianzu (朝鮮族) migrant domestic workers in China, South Korea and France », in China from Where we Stand : Readings in Comparative Sinology, Cambridge Scholars Publishing, prévue pour l’automne 2015. (en anglais)
  • LEE, Mi-ae, « ‘돌봄의 연쇄’를 넘어 : 중국 대도시, 남한 그리고 프랑스의 조선족 이주가사노동자 (Korean-Chinese migrant domestic workers in China, South Korea and France) », Actes de la conférence intitulée « 2015 Spring Conference of Korean International Migration Studies Association(KIMSA) » à Séoul en Corée du Sud, le 26 juin 2015. (en coréen)
   

Communications

Communications depuis 2014
  • « ‘돌봄의 연쇄’를 넘어 : 중국 대도시, 남한 그리고 프랑스의 조선족 이주가사노동자 (Korean-Chinese migrant domestic workers in China, South Korea and France) », 2015 Spring Conference of Korean International Migration Studies Association(KIMSA), à Séoul en Corée du Sud, le 26 juin 2015.
  • « Beyond the Care Chain : Korean-Chinese Chaoxianzu (朝鮮族) migrant domestic workers in China, South Korea and France », International Symposium on Comparative Sinology, à Xuzhou en Chine, le 8-11 juin 2015.
  • « Sortir de la « chaîne du care » : Les employées de maison immigrées Chaoxianzu en France, en Corée du Sud et en Chine », Atelier « Penser les migrations » (thème 1 - Travail et migrations), GTM-Cresppa, à Paris, le 26 mars 2015.
  • « Les immigrées sino-coréennes, « esclaves contemporaines » ou « travailleuses en résistance » ? Expériences de leur travail en France, Corée du Sud et en Chine », Communication de la 1ère journée des doctorants du PRSH (Pôle de Recherche en Sciences Humaines), au Havre, le 5 mai 2014.
  • « Recherches de travail des immigrées sino-coréennes et méthodologie », Séminaire de l’ACSS (Association coréenne en Sciences Sociales), à Paris, le 29 mars 2014.
  • « « Classes inférieures » dans le monde ? Non, nous sommes des immigrées employées de maison subjectives », Séminaire du Groupe de travail du GTM-Cresppa Migrations, mobilités et pays du Sud 2013-14, à Paris, le 3 février 2014.