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NGUYÊN-QUANG Trung - CRESPPA - UMR 7217-CSU

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Trung Nguyên-Quang
Cresppa-CSU
59-61 rue Pouchet
75849 Paris Cedex 17
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7 octobre 2022

Trung Nguyên-Quang

Doctorant à l’université Paris 8


Domaines de recherche

  • Homosexualités et études queer
  • Sociologie du genre et de la sexualité
  • Sociologie de la race
  • Sociologie de la domination
  • Sociologie de l’État
 

Thèse en cours

Trung Nguyên-Quang, « La distinction sexuelle. Enquête sur l’accusation d’homophobie en France contemporaine : rapports de pouvoir et construction des sujets sexuels à l’ombre de l’État. », thèse à l’Université Paris 8 et à l’Ined, sous la direction de Sylvie Tissot, professeure de science politique, et de Wilfried Rault, directeur de recherche en sociologie.

Dans un contexte où la tolérance à l’égard des sexualités et des genres minoritaires est devenue un critère de progressisme et un gage de libéralisme moral, cette enquête se propose d’analyser les processus de construction de la distinction sexuelle, entendue dans le sens de l’appropriation de la norme égalitaire en matière de sexualités et de genre, et son incidence sur la recomposition des rapports sociaux de sexe, de classe et de race. L’enquête s’intéressera aux usages de l’accusation d’homophobie en tant que catégorie spécifique du jugement, et à ses effets d’identification et de désidentification. Adossée à une enquête ethnographique et archivistique en milieu scolaire et au Défenseur des Droits, ainsi qu’à une campagne d’entretiens, l’enquête interroge la variabilité des critères de légitimation des usages de la catégorie d’homophobie, afin de voir à qui, et dans quelles circonstances, le recours à cette catégorie du jugement est socialement profitable ou coûteux. La thèse analyse la production institutionnelle de la norme égalitaire sexuelle et de genre, ainsi que ses réinterprétations par des acteurs·rices confronté·es aux normes de l’État. L’enquête s’intéresse ainsi à la manière dont, dans leurs interactions quotidiennes et professionnelles, ces agent·es de l’État se positionnent et se distinguent les un·es des autres en se construisant une distinction sexuelle appuyée sur un ethos gayfriendly et féministe. La thèse souhaite montrer que la variabilité de l’accusation d’homophobie permet à cette catégorie du jugement de s’ajuster à des critères qui ne sont pas strictement propres à l’orientation sexuelle et/ou au genre, mais qui sont également indexés à des enjeux de race et de classe. En délimitant ce qui est estimé comme contrevenant ou pas à l’égalité, l’accusation d’homophobie, et la norme égalitaire sur laquelle elle s’appuie, participerait de manière négative au contrôle des sexualités et des genres minoritaires. L’objectif de ce travail est double : d’une part, voir comment la construction de la distinction sexuelle, parce qu’elle produit des privilèges nouveaux à celles et ceux qui la revendiquent, permet de légitimer, voire de respectabiliser, des positions sociales dominantes et des pratiques de domination se jouant selon des logiques de classe, de race, de genre et de sexualité ; d’autre part, afin d’interroger la construction du sujet sexuel dans un contexte où l’égalité des sexualités est non seulement le bras armé de la domination d’État, mais aussi le masque respectable d’interactions quotidiennes inégalitaires.

 

Communications

Congrès, colloques et journées d’étude
  • « Dire la violence face à l’État. Une analyse intersectionnelle des récits de violences subies par les minorités sexuelles et de genre », journées d’études « Violences de genre subies par les populations minoritaires et minorisées. Études empiriques, perspectives théoriques », organisées par le Réseau Visage, Pauline Delage, Emeline Fourment, Margot Giacinti et Tania Lejbowicz, 06 décembre 2022, site Pouchet du CNRS (Paris).
  • « ‘Tu sais, je suis un gros male cis’het’’. Enquête sur les privilèges d’une masculinité gayfriendly et féministe parmi les professionnel.les de l’éducation », journées d’études « Genre et sexualités dans les établissements scolaires : une révolution féministe en cours ? », 17 et 18 juin 2022, Université Paris-Est Créteil Val-de-Marne.
  • « La classe, cache-sexe de la race ? Enquête sur la recomposition du racisme dans les discours de tolérance sexuelle des professionnel.les du droit et de la justice », colloque « Sexualité et classes sociales. Décloisonnement thématique et enjeux méthodologiques », 29-30 septembre et 1er octobre 2021, MSH Lyon St-Étienne, organisé par le Centre Max Weber, l’Université Lumière Lyon 2, la MSH Lyon St-Étienne et la MSH Paris Nord.
  • « Ce que l’homosexualité fait au droit. La construction institutionnelle des personnes LGBT comme sujets de droit. », Congrès de l’Association française de sociologie, 6-9 juillet 2021 à Lille, RT 28 « Recherches en sciences sociales sur la sexualité ».
  • « Les intermédiaires du droit face aux sexualités minoritaires. La socialisation politique des agent.es du Défenseur des Droits comme facteur d’appréhension de la discrimination. », Congrès de l’Association française de sociologie, 6-9 juillet 2021 à Lille, RT 13 « Sociologie du droit et de la justice ».
  • « The Silences of Desire, or, the Poetics of Reticence. A Sociocritical Analysis of (un)said Desire in Ian McEwan’s On Chesil Beach », colloque international, « The Scarlet Letters : Taboos of Language and Literature in the Contemporary Age », Université de Padoue (Italie), organisé dans le cadre du « PhD program in Linguistic, Philological and Literary Sciences ».
Séminaires et ateliers de recherche
  • « Définir ou laisser définir. Les enjeux méthodologiques d’une enquête ethnographique sur la qualification de la violence LGBTIphobe », séminaire « Enquêter sur le genre. Enjeux théoriques, méthodologiques et de catégorisation », EHESS, animé par Emmanuel Beaubatie et Nathalie Bajos, 18 mai 2022.
  • « Le sens de la discrimination. Saisir la minorité sexuelle au prisme de la socialisation politique des agent.es du Défenseur des Droits », séminaire de l’équipe JustineS, 21 octobre 2021, à Paris, site Pouchet du CNRS.
 

Responsabilités

  • Depuis septembre 2021 Coordinateur du séminaire général du CRESPPA-CSU avec Pauline Delage, Anaïs Lehmann et Sylvie Tissot.
  • 2020-2022 Représentant des doctorant·es du CSU, avec Jules Braly-Novat, Angèle Jannot et Delphine Ruiz.
 

Activités de recherche

  • Depuis 2021 Membre de l’équipe de recherche JustineS - Justice et inégalités au prisme des sciences sociales.
 

Enseignement

  • Cours magistraux
    - Droit de la famille (Paris Nanterre, 2022, Master)
    - Sociologie du genre (Paris 12, 2020, licence 1)
    - Sociologie de la littérature (Paris 12, 2019, licence 1)
  • Séminaires
    - « Actualité de la recherche anglophone sur le genre et la sexualité », EHESS-Ined, depuis 2022 (Master et doctorat).
    - « Lieux et espaces du pouvoir. Littératures XXe et XXIe siècles », avec Cécile Chatelet, Université Sorbonne Nouvelle, 2017-2021 (Master et doctorat).
  • Travaux dirigés (sélection)
    - Méthodes qualitatives (Paris 13, 2021, licence 1, AES)
    - Sociologie du genre (Paris 13, 2020, licence 3, Science politique)
    - Grands thèmes de la sociologie – socialisation, travail, environnement (Paris 13, 2020, licence 1, AES)
    - Méthodologie du travail universitaire (Paris 12, 2019, licence 1, pluri-licences)
    - The British and American Education System (Paris 12, 2018-2020, licence 2, Lansad)
    - Social Mutations in Victorian England (Paris 12, 2018-2020, licence 3, Lansad)
    - Minorities and Public Discourses in the United States (Paris 12, 2018-2020, licence 2, Lansad)